Garçon ou fille?

Pour ma participation aux VI de Mme Déjantée, j’ai eu envie de parler de la différence entre les garçons et les filles. Cela m’a été inspiré par Isabelle Filliozat dans son livre « Il n’y a pas de parent parfait ».

En effet, beaucoup de parents disent à leurs entourages que peu importe le sexe de l’enfant ils l’éduqueront sans faire de différence. Mais est-ce bien vrai ?

Isabelle Filliozat nous relate les résultats d’une étude réalisée par deux chercheurs qui ont demandé à des adultes d’observer un petit film dans lequel un bébé de 9 mois était assis en train de s’amuser avec différents jouets. A la moitié des participants, les chercheurs ont demandé: « Pouvez-vous évaluer les comportements de cette petite fille? » A l’autre moitié, « Pouvez-vous évaluer les comportements de ce petit garçon?. Il s’agissait du même film. Ceux qui pensaient observer un petit garçon l’ont décrit comme plus actif et lui attribuèrent plus de plaisir, de colère et moins de peur que ceux qui croyaient évaluer une petite fille. Isabelle Filliozat en conclut à juste titre que nos stéréotypes sont bien ancrés. Elle propose de faire l’expérience dans la rue en habillant notre enfant soit en bleu soit en rose. Ceux qui pensent regarder une petite fille la trouveront douce, gracieuse, sensible tandis que ceux qui pensent voir un petit garçon le décriront téméraire, actif.

Au final, nous avons une idée préconçue du caractère de nos enfants en fonction du sexe. Nous les élévons en leur attribuant telle qualité ou tel défaut. Nous les influençons et nous les conditionnons à être telle personne alors que si nous prenions peut être juste l’enfant comme il est sans le faire entrer dans une case, l’enfant serait lui-même.

J’en sais quelque chose, ma soeur a toujours été vue comme la douce, la sensible et moi, comme la forte, celle au mauvais caractère, nous avons toutes deux grandi avec ces adjectifs/qualititatifs. Mais avec le temps, il s’est avéré qu’ils ne nous correspondaient pas du tout et que nous étions un peu enfermées dans ces « rôles ».

Alors j’ai envie de conclure en vous/me disant « Laissons nos enfants être et devenir »

Sissi et la laloutte

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