Soins de la mère et du bébé post-partum – version 1902

Cette semaine, je poursuis et achève ma plongée dans l’univers des conseils prodigués aux mères par l’un des premiers manuels de puériculture du début du 20e siècle.

Alors 2 pages pour commencer, concernant les soins au nourrisson, juste après la naissance, comprenant sa toilette et également le soin du cordon :

conseiller jeune femme soins BB001

conseiller jeune femme soins BB002

Et puis un petit extrait sur les « Premiers besoins de l’enfant » :

La fatigue, le besoin de sommeil et l’action excitante de l’air font que la faim ne se manifeste pas chez le nouveau-né immédiatement après la naissance ; pendant les quatre ou cinq premières heures, il n’a besoin que de sommeil. On évitera donc de le gorger d’eau sucrée qu’il ne peut digérer et qui l’empêche de dormir jusqu’à ce qu’il l’ait vomie. L’addition d’eau de fleurs d’oranger si aimée des commères n’empêche pas les nausées.

On ne doit jamais donner à boire à la cuiller : c’est accoutumer l’enfant à boire sans sucer. Or, la succion est une oeuvre assez rude qu’il est fort aise de ne pas faire pour peu que vous lui montriez qu’il peut s’en passer. L’enfant doit téter et non boire ; au bout de quatre ou cinq heures, il est mis au sein où il trouve un premier lait aqueux, peu abondant et laxatif (colostrum) qui faicilite sa première selle et l’expulsion du contenu de l’intestin (méconium).

Si l’expulsion de ce liquide épais, brun-verdâtre, se fait attendre, on donne un peu d’eau miellée, ou une cuillère à café de sirop de chicorée composé ; mais il est extrêmement rare que cette médication soit nécessaire et on en abuse siyvent beaucoup trop, ainsi que des lavements.

Deux points qui retiennent mon attention ici : j’adore l’histoire des « commères » !!! Et un point qui a bien changé aujourd’hui : on considère au contraire que donner du lait à la cuillère ou à la pipette, sont des moindres maux, qui ne devraient pas perturber l’apprentissage de la succion au sein par le nouveau-né. Autre temps, autres convictions !

Toilette quotidienne et coucher de l’enfant :

conseiller-jeune-femme-soins-BB003.jpg

conseiller-jeune-femme-soins-BB004.jpg

 

Enfin, un petit passage sur la vaccination :

Le vaccin ou virus de la vaccine peut se recueillir soit chez la génisse atteinte de cow-pox, soit chez le génisse inoculée (vaccin animal), soit chez le cheval (horse-pox), soit chez l’enfant du cinquième au septième jour après l’inoculation vaccinale.

Il est bon d’employer le vaccin de génisse inoculée, recueilli dans des tubes capillaires obturés à leurs extrémités et qu’on débouche au moment de s’en servir. Avec une lancette ou une aiguille sépciale, on fait des piqu^res ou des scarifications, soit aux bras (chez les garçons), soit aux cuisses (chez les cuisses), trois pour chaque membre, en ayant soin de bien tendre la peau, de faire pénétrer le virus sous l’épiderme, en évitement l’écoulement du sang.

Les revaccinations doivent être pratiquées tous les dix ans et à toutes les périodes de la vie.

Encore un truc qui fait rêver, hein ? Par contre, je n’ai pas bien compris contre quelles maladies les enfants étaient vaccinés, si ce n’est contre la variole, qui est évoquée un peu plus haut.

Et pour finir sur l’allaitement maternel, juste ceci :conseiller-jeune-femme-soins-BB005.jpg

Ca c’est un bouquin qui se ferait bien taxer de culpabilisation par les non-allaitantes, n’est-ce pas ?

Et quand même, le passage sur la fréquence des tétées, pour voir ce qui était dit à l’époque !

On ne doit pas donner le sein à l’enfant chaque fois qu’il pousse des cris. On reconnaît qu’il a faim lorsqu’il agite vivement les bras, qu’il tourne la tête à droite et à gauche, en ouvrant la bouche comme pour chercher le sein, lorsque enfin il saisit avidement le bout du doigt et le suce.

La fréquence des tétées varie selon la force et l’âge de l’enfant. Pendant les premiers jours, on lui donne le sein au premier cri. Au bout de dix jours, on essaie d’éloigner les tétées. Dès la fin du premier mois, on doit exiger la réglementation des tétées toutes les deux heures pendant la journée, toutes les quatre heures pendant la nuit.

Bon, ç’aurait pu être pire, hein ? Même si à ce rythme, Pti Tonique aurait été bien malheureux parce qu’à 1 mois, c’était encore la fête du lait toutes les heures parfois (sans parler du pic de croissance, qui ne devait pas être très bien satisfait à l’époque si on ordonnait des tétées toutes les deux heures à cette période fatidique) !

Je m’arrête là dans la restranscription des passages que j’ai jugés intéressants de ce livre. Je reprendrai peut-être à l’occasion (un jour de manque d’inspiration) mais pour le prochain Vendredi Intello, j’aimerais aborder d’autres thèmes.

Allez, juste un p’tit dernier pour la fin ! 

conseiller jeune femme soins BB006

Maman Sioux

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.