Comme partout dans le monde…

En cet amer mois de septembre qui débute, je dois à la fois affronter une nouvelle rentrée avec les enfants des autres et me séparer 4 jours par semaine, 9 à 10h durant, de ma mini capuchon adorée. C’est dur, je dois bien l’admettre.

Alors pourquoi est-ce si dur ? Parce qu’elle me manque, parce que la douceur de nos journées ensemble me manquent terriblement, parce que j’ai du mal à me dire que quelqu’un d’autre que moi va prendre soin d’elle toute la journée. Je me retrouve à extrapoler les pires scénarios sur sa nounou, ses journées … j’ai la trouille quoi. Puis, j’ai peur de ce qu’elle ressent, est-elle malheureuse ? Croit-elle que je l’ai abandonnée ? Quelle idée se fait-elle de la situation ? Comment perçoit-elle sa nounou ? Que ressent-elle de ma douleur très mal masquée par une maman hyper sensible ?

Je n’aurai jamais la réponse à toutes ces questions. Je ne peux me faire qu’une idée à travers les dires de la nounou, les réactions de ma fille, son attitude. En attendant, j’essaye au maximum de profiter de ma fille, quand je suis avec elle. J’avoue savourer d’une autre façon ces moments. Parce qu’ils sont plus rares, ils sont intenses en amour et démonstrations d’affection. Chaque soir, nous nous retrouvons, avec un sourire de 3 km et du soleil dans le coeur. On se caline et on se regarde droit dans les yeux en souriant comme pour se dire « waouh, enfin on se retrouve ! » Je profite de chaque moments d’allaitement, et des franches rigolades qu’on se paye toutes les deux.

 

Cela me fait penser à une lecture, dans le livre Bébés du monde de Béatrice Fontanel et Claire d’Harcourt dont j’ai déjà parlé la semaine dernière. Il y est écrit, dans un paragraphe intitulé géographie des baisers,

En Afrique, le giron maternel qui nourrit le bébé est aussi le meilleur moyen de le consoler ou de le câliner. tétine, jouet ou doudou : la poitrine de la mère joue tous les rôles. Regards et baisers ne semblent pas aussi démonstratifs qu’en Europe, où les mères sont frustrées d’être séparées de leur bébé pendant la journée. » On nous apprend que cette pudeur est surtout effective en publique. Puis « en Afrique on embrasse souvent le tout petit sur ou dans la bouche- ce baiser « amoureux » n’existe pas entre adultes-, on le chatouille, le mordille, on le tapote pour jouer ou le calmer. Caresses et baisers sur le sexe, frottement des ailes du nez : chez les Inuit l’enfant est cajolé, senti, inspiré. En Mongolie, le bébé est reniflé en guise de baiser. Dans la forêt amazonienne, la mère kayapo serre son bébé, lui caresse les cheveux, applique sa bouche ouverte contre sa peau en muet embrassement.

On peut lire que le plus souvent les adultes ne s’embrassent pas entre eux, seuls les bébés sont embrassés.

Comme il est toujours exaltant d0e constater que de par le monde il existe un milliard de façons de faire les choses. Il est aussi fascinant d’y trouver une jolie forme d’universalité. Ici la tendresse et l’affection que tout l’entourage d’un bébé éprouve pour lui sont quasi universelles, seules les manifestations de cette affection divergent.

Pour ma part, en mère européenne frustrée que je suis, je submerge ma fille de papouilles de chatouilles, de massages. Le tout agrémenté d’un peu de cododo … inhérent à l’allaitement, j’ai l’impression. Tout ça, comme pour mieux m’assurer qu’elle a bien compris le message. A savoir, que je l’aime et comme partout dans le monde, je considère mon bébé comme un précieux joyau à cajoler.

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