Les bonnes vieilles recettes : un engouement justifié ? [mini-débriefing]

Est-ce parce que les parents d’aujourd’hui ont pris conscience des contradictions permanentes que s’escriment à leur promulguer les « puériculteurs » en tous genres, que nombre d’entre eux se tournent, en désespoir de cause ou par le miracle d’une louable clairvoyance, vers les valeurs et méthodes d’autrefois ? Sont-ils simplement fatigués d’être considérés par les manuels de puériculture comme d’immatures débutants  à qui chaque geste doit être inculqué ? Ou bien ce retour aux sources n’illustre-t-il pas plutôt une marque d’intérêt pour des méthodes « ayant fait leur preuve » tout en respectant les besoins de chacun, parents et enfants ? N’est-ce pas dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes ? (j’avais envie d’employer  cette charmante et désuète expression)

Car si les accessoires évoluent avec leur temps, s’améliorent pour le confort des parents et le bien-être des enfants (exemple : les couches lavables d’aujourd’hui comparées à celles d’il y a 50 ans), on constate que la méthode demeure inchangée et produit les mêmes effets. C’est ce qu’évoque Tournicoti Tournicoton en nous faisant partager son expérience de l’emmaillotage des bébés. Elle nous rappelle par ailleurs en quoi consiste la technique et de quelle façon s’y prendre, afin de sécuriser son enfant et de lui permettre, notamment, de dormir plus sereinement (et donc plus longtemps ! avis aux insomniaques forcés). La chaleur apportée par l’emmaillotage pourrait même soulager d’autres maux, je vous laisse aller vous faire une idée mais personnellement, ça me paraît tellement évident une fois que c’est dit – une façon supplémentaire de recréer la sécurisation du cocon utérin.

A ce sujet, le portage est également une méthode qui a fait ses preuves, et ce davantage hors de nos frontières qu’à l’intérieur, où il n’a fait des adeptes que depuis quelques années (je serais d’ailleurs curieuse de savoir combien – 10, 20 ans ? – et dans quelles proportions). Cette semaine, Home Sweet Môme nous propose donc de partir sur les traces des parents porteurs de tous les continents, en questionnant, à l’aune de sa propre expérience et de celles richement relatées et illustrées dans le livre dont elle parle, les bienfaits et avantages de cette pratique.

Et comme le rappelle Home Sweet Môme, le portage étant souvent lié à l’allaitement, nous ne pouvons ignorer l’insistance actuelle, dans certaines sphères mais également en termes de politique de santé publique, visant à promouvoir l’allaitement maternel, cet acte immémorial et « naturel ». Ce même allaitement dont on met bien souvent en avant les bienfaits sur la santé pour convaincre les futures mères de l’adopter alors que, les mères allaitantes le savent, il s’agit de bien davantage que de nourriture et d’anticorps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Sandy – Les Bébous nous indique que les femmes qui deviennent mères grâce à l’adoption peuvent elles aussi tenter de créer ce lien si intime et particulier avec leur tout nouvel enfant, en démarrant avec lui (avec force motivation tout de même) un allaitement tout aussi singulier, source de réconfort et favorisant l’attachement.

Cet attachement qui, biologiquement, est supposé commencer à se créer dès les premiers temps de vie commune, c’est-à-dire pendant la grossesse puis dès les premiers instants suivant l’accouchement. L’accouchement qui n’échappe pas, lui non plus, à cette conviction de plus en plus répandue qu’en respectant la physiologie du corps de la femme, les étapes et la durée « naturels » de cet évènement si riche en émotions et bouleversements divers, nous gagnerions en bien-être de la mère et du bébé, en efficacité et en qualité de ressentis, nous minimiserions les interventions médicales invasives et parfois inutiles, etc. C’est pourquoi Maman Sioux (je parle de moi à la 3e personne, c’est pour les besoins du débrief) nous montre que dès le début du 20e siècle, nombre de connaissances physiologiques utiles à un accouchement sauvegardant autant que faire ce peut la parturiente et son corps, étaient connues – et mériteraient de ne pas être aussi vite enterrées sous couvert de progrès et de précaution médicales.

Enfin, j’évoquerai la contribution de Madame Zaza Of Mars qui nous a permis cette semaine de nous questionner dans la même optique, pour savoir si le progrès médical et la technologie qui l’accompagnent étaient à coup sûr garants d’une procréation facilitée. Elle dresse pour nous un panel assez complet des méthodes et conseils (diététique ou autres) actuellement à la portée des femmes (sans problème de fécondité avéré) désirant tomber enceintes, pour conclure que l’observation et l’écoute de son corps sont souvent les méthodes les plus efficaces.

Madame Sioux

2 pensées sur «Les bonnes vieilles recettes : un engouement justifié ? [mini-débriefing]»

  1. Merci beaucoup!!! et Bravo pour ce premier débrief!!! Je l’ai déjà dit et redit aux autres mais je suis vraiment très contente de vous avoir sollicitées!!! Je vous laisse lire et relire toutes ces contributions avec grand plaisir!!

Laisser un commentaire