Après un accouchement, en France, il est proposé aux jeunes mères de faire une rééducation périnéale. Peu de pays propose cette rééducation remboursée à 100% d’un muscle dont on a à peine entendu parler avant d’avoir eu sa 1ère fuite urinaire en éternuant à 6 mois de grossesse.

La France se soucie-t-elle du confort des femmes ou du plaisir des hommes en proposant cette rééducation semblant essentielle à toutes les jeunes mères ? C’est la question qu’un jour se posait Oum dans un de ses billets.

Ayant constaté l’inconfort de certaines femmes ayant des fuites urinaires après plusieurs grossesses et sans avoir bénéficié de rééducation périnéale, je suis convaincue de l’utilité de celle-ci. Pourtant sur 3 enfants, je n’ai fait qu’une seule rééducation périnéale … et je n’ai même pas été au bout des séances. La cause ? Manque de temps. Ou bien je n’ai pas cherché à trouver le temps ayant vu que dans le pire des cas, il est toujours possible de se faire opérer, comme ma mère l’a fait après avoir tenté une rééducation à plus de 40 ans et 3 grossesses derrière.

Malgré tout, il est vrai que toutes les jeunes mères n’ont pas forcément le temps.

Quand mon 3ème était bébé et que j’avais les 2 grands à gérer, je ne voyais pas où caser ces séances. Le samedi matin ? Que nenni, je voulais faire la grass’mat ! Ou les courses en famille …

Du coup, les recherches de Mère Cruelle sur une possible rééducation périnéale, seule, à la maison, m’intéressent beaucoup. Les boules de geisha ou smartballs, pour une appellation moins sexuelle, seraient une bonne alternative pour remuscler son périnée et se réapproprier son corps. Et ne vous inquiétez pas, les smartballs ne vous exciteront pas passionnément, contrairement à ce qu’Anastasia Steele tente de nous faire croire dans « 50 nuances de Grey ». Mais …

«Je n’ai jamais rencontré de femmes ayant eu un orgasme rien qu’avec des boules, tempère Sophie. En revanche, elles sont nombreuses à me parler spontanément de leur excitation à porter des boules, de la prise de conscience de cette excitation et du réveil de leur désir…» dit Sophie Frignet, sage femme à l’institut de Gasquet

Pour celles que le sujet intéresse, je crois qu’il est temps de lire le billet de Mère Cruelle et de mettre les oeufs dans le panier ! (jeu de mots pourris pour Pâques)

Soit, on le sait, les femmes doivent se réapproprier leur corps après un accouchement, notamment remuscler leur périnée. Saviez-vous que les hommes aussi peuvent avoir des problèmes de périnée ? Mais les hommes peuvent également avoir d’autres soucis … avec leur pénis par exemple.

Saviez-vous qu’aux états-unis, de 1940 à 2000, presque tous les petits garçons étaient circoncis à la naissance par mesure d’hygiène ? C’est ce qu’on apprend dans le billet d’un homme anonyme sur la circoncision.

Ses billets (parce qu’il y en a 2), je les ai lu avec attention car mon fils aîné a été circoncis pour raison religieuse et mon benjamin le sera prochainement pour raison religieuse et phimosis. L’auteur des articles a été lui-même circoncis pour cause de phimosis.

S’il n’y avait pas eu cette histoire de raison religieuse que j’ai accepté en épousant mon mari, après avoir lu l’article de Martin Winckler, je crois que je n’aurai pas eu envie que mon fils se fasse circoncire pour un phimosis avant d’être adolescent. J’avoue que de ce fait, je ne me suis jamais préoccupée du décalottage alors que de nombreuses mères s’en inquiètent et font malheureusement parfois pire que mieux.

On a au XXe siècle souvent incité les parents à décalotter leurs petits garçons, sous l’influence d’idées hygiénistes (là encore, propreté, laver ces parties sales de l’individu…) ; ce genre d’idées se transmet dans les familles et il n’est pas rare que les grand-mères interviennent dans ce sens., écrit un homme anonyme

A travers son article, un homme anonyme retrace l’histoire essentiellement européenne de la circoncision. Celle-ci était apparemment un moyen d’empêcher les garçons de se masturber.

Un remède presque toujours efficace chez les petits garçons est la circoncision, surtout s’il y a quelque degré de phimosis. L’opération devra être effectuée par le chirurgien sans administrer d’anesthésique, car la brève douleur lors de celle-ci aura un effet salutaire sur l’esprit, surtout si elle est reliée à l’idée de punition, comme elle devrait bien l’être dans certains cas. La douleur qui persistera pendant plusieurs semaines interrompra la pratique de la masturbation, et si celle-ci n’est pas trop ancrée chez l’enfant, elle pourra bien être oubliée. »

Voilà qui nous paraît bien barbare aujourd’hui.

Avec ses billets, un homme anonyme veut également nous faire comprendre qu’après la circoncision, le garçon doit se réapproprier son corps et que finalement, on lui enlève une part de lui qui était peut-être plus utile qu’on ne le dit et qui a peut-être modifié sa sexualité.