JE-VEUX-UN-ZIZ-10

Cet après-midi, je suis allée dans ma librairie préférée.

A la base, j’avais juste des livres commandés à récupérer, mais lâchez moi dans une librairie, et le résultat est garanti :
Je fouine, je flâne, je regarde, je bave (intérieurement quand même, faut pas abimer les livres! XD) devant X bouquins que je ramènerai bien dans ma besace.

Comme mon amoureux et mon banquier sont moyen d’accord, je me limite.

Mais là, là, je suis tombée en amour devant ce petit livre de Laetitia Lesaffre :

JE VEUX UN ZIZI!

Dans ce livre, une petite fille arrive (2 couettes, une robe) en affirmant : « Je veux un zizi! »
Le petit garçon lui demande pourquoi?
Pour pouvoir faire des cabrioles sans risquer d’abîmer sa robe, pour pouvoir jouer à « qui pisse le plus loin », pour pouvoir jouer à la bagarre et devenir Père Noël plus tard.

Elle dit aussi, pour  ne pas être obligée d’avoir le ventre gros comme un ballon pour avoir un bébé. Et son copain d’enchainer en disant que lui, il aimerait bien ça par contre.

J’ai trouvé que ce petit livre, sans nier les différences biologiques entre les deux sexes, permet de montrer que les activités ne sont pas réservées à un genre donné. Car sur chaque page, d’un coté on a une raison de vouloir un zizi de la petite fille, et de l’autre coté, on a une illustration qui montre qu’elle n’a pas forcément besoin d’un zizi pour ça.

Ma lecture de ce livre, c’est qu’il permet de dire au enfants que, filles ou garçons, ils peuvent faire plein de choses. Une fille peut aimer le bricolage et se déguiser en Père Noël.
Le petit garçon peut se déguiser en petit chaperon rouge et aimer cuisiner, comme son papa.

Ce livre permet aussi de nous montrer à nous, adultes, comme nous influençons les enfants sur ce sujet. Quand le petit garçon se fait griffer en classe, c’est lui qui est puni car l’agresseuse se mets à pleurer à l’arrivée de la maitresse et celle-ci conclut immédiatement que c’est forcément le garçon le fautif. Quand la petite fille dit qu’un zizi, ça sert à jouer, courir, sauter, tomber, sans risque pour sa robe, je me dit que le problème vient de l’adulte qui lui a inculquer ça.

Alors apprenons à nos filles qu’elles peuvent sauter et courir aussi vite que les garçons, qu’elles peuvent bricoler ou cuisiner selon ce qu’elles préfèrent et qu’on n’est pas déterminé par la présence d’un zizi ou d’une mimounette entre les jambes.

Apprenons à nos garçons qu’ils ont le droit d’aimer poupouner des bébés, cuisiner, autant que de sauter dans les flaques et faire les 400 coups.

Apprenons à nos enfants qu’ils ont le choix de ce qu’ils aiment, et qu’ils n’ont pas à se conformer à des cases idiotes léguées par la « bien-pensance » des siècles passés.

Et nous, apprenons à accepter nos enfants, tels qu’ils sont et non pas chercher à les faire rentrer dans les cases, tels que nous souhaiterions qu’ils soient.

La Farfa