Dernièrement, à la médiathèque de mon village, je suis tombée sur un livre de Boris Cyrulnik « Les vilains petits canards »
Cyrulnik, je n’avais encore lu aucun de ses livres. Mais j’en avais entendu parlé ici, aux Vendredis Intellos. Ni une ni deux, hop! je l’emprunte.

Dans ce livre, il parle des personnes célèbres (ou pas) qui ont été des enfants mal-aimés voire maltraités.

Je ne l’ai pas encore fini mais le début est prometteur. Il différencie le fait de « faire naitre » et de « mettre au monde » un enfant.

« le faire naître » décrit les processus biologiques de la sexualité, de la grossesse et de la naissance. « Le mettre au monde » implique que les adultes disposent autour de l’enfant des circuits sensoriels et sensés qui lui serviront de tuteurs de développement et lui permettront de tricoter sa résilience.

De fait, à la naissance de l’enfant, presque tout reste à faire en fait. (et c’est aussi ça qui m’enthousiasme. Cette multitude de possible qui s’ouvre à ce petit être tout neuf.)

Plus loin, Cyrulnik dit aussi :

Aujourd’hui, l’échographie permet de soutenir que les dernières semaines de la grossesse constituent le premier chapitre de notre biographie. […]
Bien avant la naissance, le bébé n’est plus dans sa mère, il est avec elle. Il commence à établir quelques interactions.

Et c’est vrai. Sur la fin de la grossesse, qui n’a pas senti le bébé bouger en réaction quand le père ou la mère caresse le ventre rond.
C’est d’ailleurs sur ce lien qui se tisse que travaille l’haptonomie.

Bref, pour ceux et celles qui en doutaient encore, voilà une excellente raison de parler à son bébé in utéro et de se lancer pour l’haptonomie! (note à moi même, faire lire ça à mon cher et tendre avant la prochaine grossesse. ;) )

Le truc moins cool, c’est que l’état « psychique » de la mère aurait des répercussions sur l’enfant à naître. Apparemment, dire que le stress c’est pas bon pour le bébé n’est donc pas une légende urbaine mais un fait observé dans des études scientifiques.

Conclusion : stresser, enquiquiner ou pire, culpabiliser de futurs parents c’est mal! Donc on les soutient mais on les laisse tranquille sans leur dire ce qu’ils doivent faire, qu’ils font mal etc etc… Sinon gare! ;)

La Farfa