J’espère que vous me pardonnerez ce titre « tiré » par les cheveux !

Je voulais tout simplement me demander si, lorsque l’on fait des  choix en dehors de la norme établie en matière de parentalité, nous renforçons notre confiance en nous ?

Parce que, ne nous leurrons pas, comme pour tout, en matière de parentalité ( surtout en cette matière !), ne pas respecter la norme peut nous valoir de sacrés coups de la part de la société : des remarques, des bâtons dans les roues etc…

Ainsi, en matière d’allaitement, la norme à ce jour c’est : tu allaites, c’est bien mais encore faut-il que ton enfant grossisse aussi bien qu’un nourrisson nourrit au biberon.  Dans le cas contraire, on considère que tu « manques » de lait et qu’il faut cesser l’allaitement. Or, Miliochka dans son article : « Manque de lait, quand la réalité dépasse le mythe« , nous explique pourquoi les véritables cas où l’allaitement doit être interrompue pour cette cause sont très rares.

Il en va de même en matière d’enseignement « scolaire » : la norme c’est l’école ! Aujourd’hui, le parent qui enseigne à la maison  est, dans le meilleure des cas, considéré comme une gentil hippie, et dans le pire comme un dangereux intégriste qui éloigne les enfants du « droit chemin ». N’en déplaise aux Ayatollah de la norme, Vaalos dans son article : « apprendre sans école« , nous donne des pistes de réflexion en matière d’enseignement sans école, et s’interroge sur l’intérêt de supprimer définitivement la scolarisation ( à la maison ou à l’école, vous me suivez ?!).

On ne peut pas le nier, en devenant parents, on signe pour être conseillés, jugés, infantilisés par tous ceux qui « savent ».

Mais, alors, est-ce qu’il faut s’opposer à la norme établie pour devenir des parents qui ont pleinement confiance en eux? Ou, plutôt est-ce que cette opposition renforce cette confiance ?

Sincèrement, je pense que oui, qu’une telle opposition nous permet de nous réapproprier notre image de parents. C’est une étape qui permet de nous sentir pleinement maître de nos choix mais, encore faut-il avoir la force de la franchir !