Cette semaine, les « twittos » féministes de ma TL ont réagi à la suite d’un article du journal Le Point intitulé Le Cerveau a-t-il un sexe? , qui présente le nouveau livre de Jean-François Bouvet Le camion et la poupée. L’homme et la femme ont-ils un cerveau différent ? (Flammarion, 2012). L’article – et le livre -conclut que les études scientifiques montrent qu’en effet, hommes et femmes auraient un cerveau différent et affirme en particulier:

Les féministes ont eu beau monter au créneau, certaines ont été obligées de reconnaître que le conditionnement dès l’enfance ne fait pas tout. des expériences réalisées sur des singes mâles et femelles mettent en évidence le même type de choix que chez les enfants des deux sexes. C’est stupéfiant.

Cet article a été commenté et sévèrement critiqué chez Allodexia (le blog d’Odile Fillod, qui m’avait souvenez-vous tapé sur les doigts après mon article sur l’instinct maternel!). Il semble que l’auteur (et la journaliste) aient de nombreux points à revoir dans leur copie!

Une chose est sûre, nous n’avons pas fini de percer les mystères de notre cerveau! C’est le thème des 3 contributions que je présente cette semaine:

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Laëtitia s’interroge sur les causes possibles de ce déclin, et se demande si cela n’est pas le fait du cadre de plus en plus rigide, des normes de plus en plus fortes, et du peu de temps libre dont nos enfants disposent dans notre société. Les jeux virtuels seraient peut-être également en cause:

Pour Nancy Carlsson-Paige, dans le Washington Post, la solution réside dans le fait d’octroyer un temps de jeu quotidien garanti aux enfants, en privilégiant les jeux favorables au développement de la créativité, et en évitant le plus possible d’acheter des jeux électroniques et virtuels.

 Voilà qui fait écho à l’article de chroniquedunemamandebordee sur l’hyperstimulation des petits. Pour ma part, j’aurais tendance (comme je le soulignais dans mon débrief de la semaine dernière) à prendre avec beaucoup de précautions les conclusions qui tendent à dire que « c’était mieux avant ». Et puis surtout je suis un peu sceptique vis-à-vis des tests d’intelligence, ou dans ce cas de créativité. Pour autant, le temps libre garanti aux enfants (euh… et aux parents aussi??) me parait une excellente idée!

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  • En parlant de test d’intelligence, Léona nous parle des tests conçus pour détecter chez les enfants les hauts potentiels intellectuels. Elle commente un article du journal belge La Libre parut le 7 décembre 2012 : « Pas si simple d’identifier un haut potentiel ».  L’article nous rappelle la complexité d’élaborer de tels tests, puisque chaque zèbre est différent… mais aussi nous apprend aussi qu’ils se sont beaucoup affinés ces dernières années:

Aujourd’hui, du moins pour les psys et neuropsys qui cherchent à améliorer la justesse de leurs diagnostics, il est possible de beaucoup plus affiner les résultats, les décrypter afin d’aider Monsieur X à mieux comprendre son fonctionnement et donc cheminer dans une meilleure gestion de ses particularités.

Si comme moi, on a tendance à douter de ces tests, Mme Déjantée nous rappelle dans les commentaires qu’il est important pour les « zèbres » de pouvoir s’identifier en tant que tel, afin de pouvoir bénéficier d’outils et de soutiens adaptés à leur spécificité. Même si évidemment, ils restent limités, il semble que l’on ne puisse que se réjouir de leur amélioration.

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 Je reste persuadée que nous sommes tous des autistes en puissance… dans le sens où les difficultés relationnelles ou d’intégration évoquées par les témoins pouvaient résonner pour chacun de nous, même neurotypiques. Dans une moindre mesure, et sans que cela provoque la même souffrance que pour des autistes, nous avons tous été confrontés à des réactions de groupe que nous n’avons pas comprises, des codes que nous n’avons pas su décrypter.

J’ai cliqué sur le lien, et croyez-moi je ne l’ai pas regretté!

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Bonne lecture!

Drenka