D’une grossesse à l’autre tout peut être différent et en effet cette grossesse-ci n’est pas identique à ma première expérience de nullipare. En mieux su certains points, en plus éprouvants sur d’autres, notamment parce que cette fois, j’ai une éventualité de césarienne que je vis plutôt mal. Aussi j’ai commencé à chercher des informations sur l’impact (ou non !!) de la césarienne sur l’attachement entre la mère et l’enfant et le blues postpartum. Je viens de terminer « La césarienne, une autre naissance » du Dr Guy Chevallier (éditions Horay). Et si à la première lecture du sommaire j’étais déçue (beaucoup d’informations techniques), un paragraphe dans le chapitre « Votre avenir après une césarienne »  m’a finalement émue :

On dit parfois que, pour certaines femmes, l’accouchement par césarienne est ressenti comme un échec, une incapacité à accoucher comme tout le monde. En fait, il faut faire sa place à l’imaginaire et comprendre que « réussir » son accouchement, sentiment nécessaire pour si’nsérer dans les générations et s’assimiler à sa propre mère, ne signifie pas accomplir un exploit, mais d’abord et avant tout mettre au monde un enfant que l’on aime. Grâce au ciel, aucune statistique n’a jamais montré qu’un enfant né par césarienne était moins aimé qu’un autre. On dit aussi qu’il y aurait après césarienne plus d’anxiété et de tendances dépressives. En fait les études faites après trois mois montrent que les chiffres sont absolument les mêmes quel que soit le mode d’accouchement.

Cette approche me semble très réconfortante, bien que finalement peu étayée, et pleine de bon sens. Il est vrai qu’il ne faut pas oublier qu’au-delà de l’accouchement, c’est le moment de la rencontre avec son bébé et la suite d’une relation déjà bien construite durant la grossesse. Et de partager encore et encore beaucoup d’amour.

Miniglobetrotteur