Je rédige cet article en la journée des femmes où plus que jamais l’égalité des sexes reste encore un combat.

Je voulais vous parler d’un article paru dans Courrier International n° 1113 ( 1 au 7 mars 2012)  relatif à l’égalité des sexes en Suéde. Cette égalité a fait l’objet d’une loi en 1998 qui visait à combattre la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes, promouvoir l’égalité et laisser les enfants se forger librement leur propre identité. Cette loi faisait suite à une étude faite dans plusieurs écoles où les enseignants avaient constaté après avoir filmé leurs élèves que les garçons se voyaient accorder plus d’espace et qu’ils étaient encouragés à prendre des initiatives tandis que les filles suscitaient moins l’attention des adultes. Quinze ans après la promulgation de cette loi, quel en est le constat ? A priori, la répartition traditionnelle perdure dans un grand nombre d’établissements (environ un école sur trois).

Mais une école, l’école « Egalia » créée en mai 2010, a décidé de mettre en application au quotidien cette égalité des sexes. Dans cette école, pour désigner les élèves, on n’emploie pas les termes « garçon » ou « fille » mais les termes « personne » ou « copain ». De même, les pronoms « hon (elle) « ou « hab (il) » ont été remplacés par un pronom neutre « hen ».  Les enfants ne sont donc plus associés à leurs sexes de naissance mais sont considérés comme des personnes pouvant choisir les vêtements, les activités qu’elles veulent sans aucune discrimination. Cette pratique tend aussi à s’étendre aux familles. Un père de famille raconte dans un quotidien suédois « Dagnes Nyheter » que sa femme et lui ont décidé de ne jamais parler de l’identité sexuelle de leurs enfants-ni aux enfants ni à l’entourage. Ils sont désignés par des termes génériques. D’ailleurs j’avais vu une photo d’une famille appliquant aussi ce principe et c’est vrai qu’il était impossible de définir le sexe de l’enfant, ils avaient tous les cheveux longs et portaient tous des robes. Assez étrange pour moi …

Personnellement, je suis pour l’égalité des sexes mais je ne pense pas que cela passe par le fait d’enlever à l’enfant son identité sexuelle. Je pense que l’égalité est une question de mentalité et d’éducation. Pour moi, ça fait partie des valeurs que je veux transmettre à mes enfants pour qu’un jour, les femmes du monde en entier puissent faire les mêmes choix, avoir les mêmes libertés et les mêmes envies que les hommes.

Voici un petit extrait (un scan aurait été mieux, mais je n’ai pas le moyen de le faire):

« Nous traitons les enfants comme des individus plutôt qu’en fonction de leur sexe, explique Lotta Rajalin, la directrice d’Egalia. Car les écoles maternelles sont censées combattre la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes, promouvoir l’égalité et laisser les enfants se forger librement leur propre identité. C’est ce que préconise la loi sur l’enseignement de la petite enfance de 1998. Mais, quinze ans après, la répartition traditionnelle des rôles entre les sexes perdure dans un grand nombre d’établissements. Les contrôles des écoles maternelles municipales effectués par l’inspection académique en 2009 et en 2010 ont révélé qu’une commune sur trois ne s’associait pas activement à l’application de cette pédagogie axée sur la prévention des stéréotypes et sur l’égalité des sexes, que prévoit le programme sur la petite enfance ».

Extrait de CI n°1113, article paru dans le  quotidien Dagens Nyheter, Stockholm

Et vous que pensez-vous de l’exemple suédois ? que pensez-vous de l’égalité des sexes ? Comment la faire appliquer ? Faites chauffer vos neurones !!!!

Bon vendredi et bon we

Sissi La laloutte

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