Depuis plus ou  moins 3 semaines, Babycolle ne mange plus comme avant. Elle tète toujours autant, mais en ce qui concerne la nourriture solide, c’est pas la joie.

Alors j’ai téléphoné à ma sage-femme qui m’a dit de ne pas me focaliser là-dessus, de ne surtout pas en faire une maladie, de ne pas la forcer… Que ça faisait partie de son angoisse des 8 mois, que c’était comme une sorte de régression nécessaire pour qu’elle se sente de nouveau en confiance, et en même temps elle est dans une période où elle explore beaucoup, ce qui donne un bébé un peu perturbé, anxieux, qui revient à une valeur sûre : le sein.

Ok.

Une semaine se passe, pesée de l’ONE (=PMI en France), et ) à ma grande surprise, malgré ses repas de moineaux, elle a prit 400gr en 3 semaines.

Bien, bien, bien.

Seulement voilà, tant que je doit la nourrir à la cuillère, elle mange 3 ou 4 cuillerées, puis repousse avec sa langue. Par contre, quand elle a l’occasion de manger seule, elle mange relativement bien !

Ce qui me rassure dans le fait qu’on ne parle pas dans ce cas d’anorexie chez l’enfant, car plusieurs points sont positifs pour elle.

De plus, cette espèce de rébellion s’est mise en place dès l’introduction des morceaux dans la panade. Donc, quand c’est panade, elle mange, quand c’est juste morceaux, un peu comme nous on mange, elle mange, mais quand c’est le passage pour l’un vers l’autre elle bloque.

La sage-femme m’ayant dit que ça passerait. Je patiente, et je ronge mon frein. Je le ronge bien, et tente tant que faire se peut, de ne pas lui montrer à cette petite maline, que ça m’agace, que ça m’inquiète. Bref, que je suis anxieuse à chaque début de repas, et énervée quand elle ne mange pas ou qu’elle balance tout par dessus bord.

J’ai donc fait quelques recherches sur internet, mais ça ne m’a pas plus rassurée pour autant. (j’attends donc vos témoignages, vos mots rassurants… ou pas.)

Voici donc ce que j’ai trouvé en ce qui concerne le refus de manger, et non de l’anorexie de l’enfant. Si ça vous intéresse, j’ai un article sous la main, je pourrais vous en faire un billet vendredi prochain.

Je dois dire que ce que j’ai lu ne m’apaise en rien. Et je compte bien retéléphoner à ma sage-femme pour dire de lui en parler.

Trouble de l’alimentation de type trouble de l’attachement.

Elle débute en 6 mois et 3 ans avec un pic de survenue entre 9 et 18 mois. Le début coïncide souvent avec le passage à la cuillère et à la diversification de l’alimentation. Le refus alimentaire est durable et entraîne une malnutrition avec retentissement sur le développement staturo-pondéral.

Youpi quoi. Heureusement qu’elle grossit bien malgré tout, sinon j’aurais fait une syncope.

Le comportement lors des échanges alimentaires est marqué par l’anxiété avec des interactions parents-enfant particulièrement conflictuelles et difficiles lors des tentatives d’alimentation .

Le parent exprime des affects négatifs, tente d’éviter le conflit en proposant des distractions pendant le repas et en essayant différents stratagèmes pour nourrir l’enfant par surprise.

J’avoue. Je lui fait « ainsi, font, font, font. », et elle ouvre la bouche consciemment. En tout cas j’ai l’impression que. Mais au moins, elle mange 4 cuillères au lieu de 2. Quand je vois qu’elle détourne la tête, je stoppe tout. Je lui dit que c’est déjà très bien d’avoir mangé ce qu’elle a mangé. Les jours où elle mange super bien (ça arrive), ben je la félicite encore plus.

Mais les difficultés pour nourrir l’enfant entraîne un sentiment de découragement chez la mère, ou à une attitude agressive, qui aggrave encore la qualité des relations, et dévalue la mère dans son rôle de mère nourricière.

Dans mon cas c’est surtout  désappointant, étant donné qu’elle a toujours bien mangé et de tout jusque ici.

Les «petits mangeurs»

Les enfants manifestent des signes d’opposition à l’alimentation et n’acceptent généralement que certains aliments très sélectionnés. L’anxiété parentale est variable mais il n’y a pas de trouble grave de l’attachement entre la mère et l’enfant.

Le point fondamental est l’absence de retentissement sur la courbe de développement staturo-pondéral ; l’enfant ne présente aucun signe de malnutrition et son développement psychomoteur est normal.

Voilà ce qui est le cas de Babycolle, et non seulement son développement est normal, mais fulgurant malgré tout ! Elle évolue très rapidement.

Certains auteurs s’attachent aussi à différencier parmi ces petits mangeurs de «  vrais » petits mangeurs qui mangent de tout mais en petites quantités et les bébés atteints de néophobies alimentaires qui ne mangent que certains aliments très sélectionnés et refusent toute introduction d’un nouvel aliment non connu. Ce trouble est plus proche d’un trouble anxieux où l’enfant ne sent pas sécurisé et a peur du nouveau et de l’inconnu.

Et paf. En plein dedans. C’est ce dont me parlait ma sage-femme.

Certains auteurs s’attachent aussi à différencier parmi ces petits mangeurs de «  vrais » petits mangeurs qui mangent de tout mais en petites quantités et les bébés atteints de néophobies alimentaires qui ne mangent que certains aliments très sélectionnés et refusent toute introduction d’un nouvel aliment non connu. Ce trouble est plus proche d’un trouble anxieux où l’enfant ne sent pas sécurisé et a peur du nouveau et de l’inconnu.

Dans les deux cas le comportement alimentaire maternel joue un rôle fondamental : mère elle même phobique alimentaire et anxieuse dans un cas, mère en proie à d’importantes préoccupations alimentaires dans l’autre cas.

Il est vrai que depuis un certain temps, je mange mal, même si je me suis remise à faire 3 repas par jours, mais si petite soit-elle, a-t-elle remarqué ça ?

Pour les «  petits mangeurs » on tente de dédramatiser, en donnant des conseils éducatifs de bon sens, pour ne pas accentuer l’anxiété des parents  : présenter des aliments adaptés et variés, ne pas forcer,ne pas donner de distraction à l’enfant pendant qu’il se nourrit, donner des limites, respecter des horaires et une hygiène de vie .On reste néanmoins très vigilant pour l’évolution

C’est aussi ce que ma sage-femme m’a fait comprendre, surtout retenter tout les jours à la même heure, qu’elle mange une ou 5 cuillères, peu importe, l’important est qu’elle aie ce rythme.

Depuis un certain temps je ne postais plus pour les VI, car je suis H.S., je n’arrive pas à remonter la pente, ma fatigue est telle que je me traine toute la journée. Je suis attristée de voir du coup que mon état à influer largement sur le psycho de ma fille…

Si vous avez des conseils à me donner, je suis toute ouïe.

Mam’Sauterelle, un peu perdue…

 

Pour lire l’article dans son entièreté, voici le lien : http://www.gyneweb.fr/Sources/ped/tr-comp-alim.htm