Oh là là ça fait tellement longtemps que je n’ai pas écrit pour les VI que j’en suis toute retournée .. enfin du temps pour le faire mais là n’est pas trop le sujet.

« The » sujet est l’autorité parentale. Cela fait écho à un débat auquel j’ai assisté début janvier dans ma commune et qui était organisé par une association. Ces débats ont lieu tous les mois mais pour moi c’était le 1er auquel je me rendais.

La laloutte a 15 mois et les questions des limites commencent à me titiller. Quelle autorité dois-je avoir ? Peut-on parler d’autorité ? quelles limites et à partir de quel âge ? Pour être honnête, à part les choses dangereuses, je ne pose pas de limites, elle est libre d’explorer l’appart … est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose ?? c’était la raison de ma présence à ce débat, j’en suis sortie confortée dans certaines de mes idées mais je n’ai pas vraiment résolu la question …enfin je pense qu’à chaque âge, les limites se repoussent ou se restreignent.

Toutes ces questions ont été soulevées par les différents parents (surtout mamans) présents ce soir-là et les deux psychocliniciennes ont essayé d’y apporter des  faisceaux de réponses.

Un exemple concret de ce débat me vient à l’esprit: une maman demande comment faire pour que sa fille de 4 ans soit prête à l’heure quand il faut partir à l’école ou ailleurs. Cette petite fille crie, pleure, ne veut pas mettre son manteau. La maman explique qu’elle lui demande 10 fois de mettre son manteau sans succès et je pense qu’elle en arrive parfois à s’agacer voire peut être élever la voix. L’une des psychocliniciennes intervient et lui explique que la solution serait peut être de l’aider à mettre son manteau ou tout du moins de rester à ses côtés pendant qu’elle le met, lui montrer qu’elle est là. La réponse de la maman fut sans appel « mais c’est une grande fille ». Là, je suis restée un peu beaucoup bouche bée, elle n’a que 4 ans sa fille. L’une des psychoclinicienne le lui a précisé et nous a précisé que jusqu’à 6 ans en moyenne (cela dépend de chaque enfant), l’enfant n’avait pas la perception de certaines choses comme la politesse et que nous, parents, devions continuer à l’encadrer. Au delà de 6 ans aussi, mais là il faudrait que je fasse un big résumé du débat et les semaines s’étant écoulées, la retranscription serait sûrement faussée ….

Mais ce débat m’a permis de me conforter dans l’idée que tout une partie du problème réside dans notre perception des choses et surtout dans notre capacité ou pas à se mettre à la place de nos loulous, nos enfants ne raisonnent pas comme nous (fort heureusement) donc nous ne pouvons pas leur demander la même chose qu’à un adulte. Le dialogue ne peut que fonctionner si nous nous mettons dans leurs têtes et non l’inverse.

Est-ce qu’en se mettant à la place de nos chers enfants arriverons-nous de ce fait à mieux dialoguer et à se passer de cette autorité ? est-ce que nous pouvons vraiment alors parler d’autorité? Je vous laisse m’apporter vos expériences et vos réponses, moi je débute à peine mon « métier » de maman..

La laloutte

PS: J’en profite pour encourager et féliciter ce genre de débats qui sont très enrichissants et déculpabilisant parfois…