Il y a quelque temps, notre MmeDéjantée nationale m’a proposé de commenter deux extraits d’un même livre de Faber & Mazlish (Jalousies et rivalités entre frères et sœurs) :

On ne commente pas, on décrit !

Donner la même chose, c’est donner moins

A la suite de ça une idée fixe s’est installée dans mon esprit : lire le bouquin en entier, ainsi que deux autres des mêmes auteures.

Après quelques péripéties librairiesques, me voici en possession de la version anglaise de Parents épanouis, enfants épanouis : cultivez le bonheur dans votre famille. Du coup, je te prierai cher lecteur de garder à l’esprit que les citations que je peux être amenée à faire seront des traductions made in moi-même.

Avant de commencer un livre, j’aime bien lire des extraits au hasard. Voilà sur quoi je suis tombée en premier.

Une maman rentre tard et fatiguée. Toutes ses pensées sont orientées vers la recherche d’un dîner rapide à faire quand son fils lui demande de faire de la soupe. Elle se dit qu’une mère aimante ne peut pas refuser une bonne soupe chaude à son enfant alors qu’il fait si froid. Elle va se lancer dans la préparation quand elle se rend compte ce que ça lui coûte, et elle décide de lui dire que non, ce soir elle n’en a pas la force, et qu’elle aurait plutôt bien besoin d’aide pour cuisiner.

Surprise numéro 1 : son fils l’aide volontiers.

Surprise numéro 2 : le lendemain, son fils s’enquiert de son humeur pour savoir si sa maman est mieux disposée pour faire une soupe.

La maman n’en revient pas, et voici ce que son mentor en matière de communication non violente lui dit :

Vous avez donné à votre fils quelque chose de bien plus important que de la soupe chaude. Vous lui avez offert honnêtement vos sentiments, et vous lui avez donné l’opportunité de prendre en considération les besoins d’une autre personne.

Cet extrait, comme bien d’autres ensuite, m’a émue, touchée, remuée. Je le trouve assez représentatif du livre. Aborder les choses autrement, penser autrement, parler autrement. Ne plus se heurter à ses propres sentiments, ni à ceux de ses enfants, mais au contraire composer avec eux.

Accompagner et non plus lutter.

Compatir plutôt que gronder ou punir.

Et profiter d’une nouvelle sérénité ?

Un livre qui se lit en pensant à ses enfants, en pensant à l’enfant qu’on a été, en pensant à et en repensant toutes ses relations.

Vaallos