Depuis 4 semaines, je suis abonnée à Grazia. Je n’avais pas lu un magazine féminin depuis une éternité, mais j’avoue que celui-ci est plutôt bien fait. Surtout je trouve les sujets traités, les reportages très intéressants. Parfois aussi, je ne suis pas d’accord avec les témoignages…

Par exemple, en lisant un reportage sur la tendance des Mini Vamps

Quand je lis les propos de la mère d’une fillette de 10 ans disant :

« J’ai quand même refusé les mèches! Il y a toujours un choix difficile à faire parce qu’on ne veut pas désocialiser son enfant. Mais ça n’a pas de sens sexuel, elles font ça entre filles, elles se montrent leur vernis, elles se prennent en photo. Ce n’est pas tant pour plaire aux garçons que pour plaire aux copines, par conformisme. »

Je ne suis pas d’accord. Je ne pense pas qu’interdire à sa fille les minis soutiens-gorges rembourrés, les strings ou les talons désociabilisera un enfant. Je ne pense pas non plus que se prendre en photo dans des poses lascives à 11 ans n’a rien de sexuel ou n’est pas pour plaire aux garçons. Cette mère n’a pas bien du observer les pré-ados d’aujourd’hui… Il suffit de suivre 3 jeunes de 12 ans pour les entendre rire bêtement à des conversations à base de « faire l’amour ». Et ne soyez pas naïves, les cours de récrées de primaires et même de maternelles ont leur lot de discussions à tendance sexuelle, même si les sujets ne sont pas les mêmes, ni la compréhension des enfants.

Au collège, en sixième ou cinquième, les enfants sont tous sauf naïfs.

A 5 ans, « faire l’amour  » est bien souvent « se faire un bisou sur la bouche en se serrant dans les bras« . Mais vous seriez étonnées du nombre d’enfants très jeunes en sachant déjà beaucoup sur « comment on fait les bébés » et ayant déjà vu des images non adaptés à leur âge. La télé en regorge… rien que les plages publicitaires en sont une vraie mine.

Très tôt les enfants veulent plaire au sexe opposé. La séduction débute très jeune alors même si les filles se mettent du vernis entre elles et se prennent en photo entre elles, derrière, le désir de séduire les garçons n’est pas loin.

Ma fille n’a même pas 6 ans, pourtant, elle aimerait si je lui permettais, se maquiller pour aller à l’école.

On a fait un pacte. Le maquillage, juste un peu de blush, de brillant à lèvres et de fard à paupières discrets, c’est uniquement pour les fêtes genre anniversaire ou mariages. Après elle attendra euh … l’université!

Chupa n’est pas Suri Cruise. Elle peut me supplier pour avoir des chaussures à talons Lelli Kelly, elle n’en aura pas. Et même si toutes ses copines en portaient, je ne pense pas que cela la désociabiliserait.

Si Suri Cruise porte des escarpins à talons, c’est parce que c’est parents le veulent bien. Les petites filles d’aujourd’hui ne sont pas plus des minis vamps que les petites filles d’autrefois. Les parents sont juste beaucoup plus permissifs et certaines mamans prennent plaisir à habiller leur petite fille en mini vamp. Sans oublier que les marketeurs font tout pour transformer nos petites filles en mini femme en commercialisant du maquillage et des sous-vêtements pour elles.

Ce n’est pas mon cas. D’où parfois certains conflits avec ma mini Miss qui voudrait toujours être la plus jolie.

Mon expérience personnelle m’a prouvé qu’il n’est par exemple pas une obligation de porter des vêtements de marques pour être mieux intégrée. Jamais je n’ai porté de la marque et jamais je n’ai été désociabilisée.

Un jour, devant notre ancien appartement, nous avons retrouvé une photo de notre voisine de 13 ans dans une position lascive sur un lit… que Chupa ne s’avise jamais de faire ça! Ce genre de pratique peut très vite se retourner contre les personnes en photo. Un seul moyen de prévention, il faudra sensibiliser aux risques.

Le témoignage de cette maman, c’est juste un moyen de se déculpabiliser et de se rassurer …

Miss Brownie